les 5 formes de sexualité

 

Comprendre sa sexualité, c’est aussi comprendre son rapport à l’autre, à l’estime de soi, à son rapport au partage, au plaisir et à la rencontre.

C’est un domaine très intime où se joue énormément de choses essentielles de l’existence. La vie, la mort, l’amour, le corps, quoi de plus profond dans la vie d’un être humain ? Et pour autant, il existe énormément de façons de s’exprimer à travers sa sexualité. Ne vous êtes-vous jamais demandé(e) ce qui motivait votre pratique, votre façon de le vivre ou le choix de vos partenaires ?

Dans cet article je vous propose une grille de lecture progressive et simplifiée qui vous aidera à y voir plus clair.

Connaissez-vous votre organe sexuel premier ?

Il s’agit de votre cerveau ! Votre perception de ces moments de vie compte bien d’avantage que l’acte en lui même, et cette dernière est complètement conditionnée par votre cerveau. Bien sûr il existe aussi l’instinct, la mémoire cellulaire, les pulsions hormonales, et pour autant le cerveau va permettre de réguler tout ça. Si la sexualité était purement animale, elle s’exprimerait, comme pour beaucoup d’espèces, en fonction du rythme des saisons, et des cycles de reproduction. Hors l’humain a créé autre chose autour de son activité sexuelle, cette autre chose est teintée de plaisir, de morale, de limites, de fantasmes, de dégoût, de pratiques déviantes etc.

 

Je vous propose d’explorer ensemble les 5 grands courants de perception, en dehors de la gestion des flux corporels, ou hormonaux qui ont bien entendu leurs rôles dans la sexualité, mais qui sortent du cadre de cet article.  Je vous propose donc de passer en revue les 5 façons dont le cerveau se câble, que j’ai pu observer dans mon parcours de vie de quadragénaire occidental. Bien entendu, si vous avez des points de vue complémentaires, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires ci-dessous pour enrichir cette exploration.

1. Une activité de reproduction.

Cette vision qui peut paraître un peu “vieux jeu” au prime abord était très répandue avant la révolution des mœurs de 1968, et pour autant, malgré une érotisation de plus en plus forte de notre société,

elle existe encore bien plus qu’on ne l’imagine, majoritairement auprès de la gente féminine d’ailleurs (mais pas que), et nous allons voir pourquoi.

Issue en grande partie de la culture des mariages arrangés, et de la culpabilité du rapport charnel inculqué par la culture judéo-chrétienne qui place la sexualité dans le domaine du péché, grand nombre de personnes résume l’acte sexuel à la seule partie reproductrice.

Il s’agit de la fonction primaire biologique de l’acte qui permet de remplir son rôle de maillon de la chaîne dans l’évolution de l’humanité. Mettre des enfants au monde n’est pas une obligation, loin de là ! D’ailleurs, bon nombre de personnes choisissent de ne pas vivre cette expérience et il n’y a aucun mal à cela. Pour autant, le péché de la chair, permet de faire perdurer l’espèce, de garantir une pérennité des valeurs portées par les géniteurs. Pour ces personnes, il existe une forte dé-corrélation entre la fonctionnalité du corps et les sensations qui sont procurées par l’acte.

La morale se confond avec une forme de culpabilité dans ce type de cas, et pour autant ce n’est pas systématiquement l’origine de ce point de vue uniquement biologique. En effet, c’est un syndrome observé également chez les personnes ayant subit des abus sexuels. Que s’est il alors passé dans la programmation de l’inconscient pour en arriver là ?

Le principe d’un viol est que notre corps est contraint d’agir d’une certaine façon alors que le reste de notre personne s’oppose complètement à ce qui se passe. La barrière de l’intégrité physique est franchie, et le choc psychologique associé est désastreux sur le plan de l’identité, de l’estime, du respect et de l’amour de soi. Or dans ces moments là, le corps et sa fonctionnalité purement biologique envoient quand même les informations sensorielles au cerveau.

Je vous cite pour exemple ce qu’une personne m’a avoué (dans l’anonymat bien entendu) : J’ai vécu mon premier orgasme à 12 ans, avec mon père, et c’était agréable. Il se comportait comme cela avec moi depuis l’âge de 3 ans, alors quand le plaisir s’est associé à cela, j’étais persuadée que c’était normal et bien. C’est en discutant avec mes amies du collège que j’ai compris que quelque chose n’allait pas. Depuis cette prise de conscience, qui s’est faite progressivement, je ne peux plus concevoir ma sexualité comme une source de plaisir.”

Ces informations sont effectivement des signaux de plaisir par activation des zones érogènes, et là un schisme de l’être se produit. Il est insupportable que le corps envoie ce type d’information alors que la souffrance de l’âme est si violente, c’est un double langage paradoxal. S’ensuit alors un détachement, un bannissement de ces informations car elles sont le symbole de la trahison du corps.

Dès lors la seule fonction qui mérite de passer du temps à pratiquer un acte sexuel est celle de la reproduction pour pouvoir créer un foyer familial, cercle de protection par excellence dans l’inconscient collectif (ce qui est très éloigné de la réalité dans bien des cas, mais passons…).

Bien entendu ce n’est pas systématiquement le cas de ceux qui se sont finalement détachés de la notion de plaisir. Aussi surprenant que cela puisse paraître, certaines personnes n’aiment pas le sexe. Trop compliqué, trop confrontant, trop pernicieux, trop “sale”, trop de perte de contrôle et que sais-je encore…

Ce dont je suis persuadé, c’est que l’adoption de la stratégie de “dé-corrélation des sensations du corps avec la pratique de l’acte” est, de façon quasi systématique, le moyen le plus efficace trouvé pour répondre à un besoin fondamental de sécurité

2. Une activité ludique

Un jeu ludique réservé aux adultes de 17 à 77 ans, qui se joue à deux joueurs minimum, (bien qu’une version alternative existe pour une seule personne) jusqu’à un nombre illimité de participants, qui ne demande que peu d’accessoires, bien que certaines extensions existent avec des options de plus en plus complexes, et qui de plus est gratuit ! (Sauf si on fait appel à des joueurs professionnels…)

La durée d’une partie est en fonction du temps que les joueurs veulent y accorder. Cela peut varier de moins de deux minutes à plusieurs jours, c’est au libre choix des participants. Il ne requiert aucun engagement particulier, aucune prise de risque (dans la mesure où certaines règles d’hygiène de base sont respectées). On peut y jouer n’importe où dans le respect de la loi. Le plaisir est garanti et il n’y a que des gagnants.

Pourquoi se priver ?

Ce phénomène de plaisir de l’instant est en pleine mutation, voir expansion. Les résidus sismiques de la révolution de mai 1968, la perte de repères des enfants du divorce entamée depuis les années 1980, associés à la révolution de la communication par Internet crée actuellement un cocktail détonnant !

On ne compte plus les applications Internet, ou pour Smartphone, pour pouvoir rencontrer un partenaire sexuel, sans aucun engagement, sans aucune prise de risque, sans enjeu, sans même connaître la personne. Une photo, un lieu de rendez vous et le jeu peut se mettre en place.

On joue parfois quelques temps avec la même personne, ou l’on découvre un autre partenaire pour renouveler la dynamique, comme si on faisait une partie de tennis ou de golf.

On s’amuse, on crée de la diversité dans le lieu, dans le ou les partenaires, sans absolument rien connaître de la (ou des) personne(s) avec lesquelles on s’adonne à cette pratique corporelle source de plaisir simple, et après tout, pourquoi pas ? La démystification du sexe permet d’accéder à une forme de plaisir plus simple, plus immédiate, moins engageante, ce qui rejoint l’adage : l’enjeu tue le jeu !

Certains vont parfois exprimer leur envie de jouer dans des terrains de jeux prévus à cet effet : les clubs échangistes, les espaces libertins, un certain type de soirées privées, etc. Ces lieux, non seulement, existent, mais sont très sécurisés, très contrôlés et ont une activité bien plus débordante que ce que l’on pourrait imaginer au prime abord.

Bien entendu, comme dans un jeu de société, il faut un partenaire, un plateau de jeu ainsi que les accessoires, et là l’inventivité de l’humain est particulièrement fascinante sur le sujet. Il suffit d’aller dans un sex-shop pour voir l’étendue de ce qui a traversé l’esprit humain pour profiter du plaisir tout en jouant dans un esprit léger et humoristique. J’ai même pu observer la mise en vente de certains jeux de société “coquins” dans les supermarchés au moment des fêtes de fin d’année, c’est vous dire si le sexe pour le jeu se démocratise

3. Une quête du plaisir personnel

La suite logique de la pratique pour le jeu et la découverte réside dans une fonction fantastique de l’être humain : la conscience de soi. Cet aspect de l’individu va lui permettre de prendre

conscience de ce qui vit en lui au moment où il est en pleine action.

L’objectif n’est plus alors de se laisser aller au plaisir dans l’insouciance la plus totale, mais d’aller découvrir le fonctionnement de son corps et de son plaisir.

Comment faire pour qu’il soit plus complet, pour être plus performant, pour déterminer ce que l’on aime, ce qui nous dérange, vers quels fantasmes on veut tendre, bref un nombre croissant de questions qui se profilent dans notre esprit.

Bien entendu la masturbation est un exercice fondamental pour faire évoluer sa sexualité dans ce domaine, connaître ses propres zones érogènes pour pouvoir ensuite, soit évolué vers certains plaisirs personnels inavouables, ou bien guider l’autre vers ce que l’on aime. Chaque corps réagit différemment et, bien que certaines mécaniques restent communes, l’individualité s’exprime également dans la sexualité. Partir à la découverte de son propre plaisir sans avoir à assumer cette quête dans le regard de l’autre est relativement confortable, et permet de véritables découvertes plus incroyables les unes que les autres. Si l’on reste dans cette dimension personnelle de l’activité sexuelle, on passe forcément à côté de la notion de lâcher prise permise par les gestes que l’autre pose sur notre corps.

Ce qui veut dire que même dans le domaine de la recherche du plaisir personnel, on finit forcément par avoir besoin de l’autre pour vivre pleinement cette expérience.

Ne nous leurrons pas, la place de l’autre, justement, dans ce genre de démarche est celle de l’objet. Objet de désir, objet de plaisir, objet de projections de toutes sortes, clé de déverrouillage, source externe de mouvements choisis et attendus, locomotive pour explorer d’autres espaces encore inconnus, etc.

L’autre perd alors son statut de personne dans le sens où l’échange n’est pas la dimension recherchée, et cela fonctionne sans aucun mépris tant que cette démarche est majoritairement réciproque… Le souci apparaît lorsqu’une personne dépendante se met à accéder aux désirs de l’autre pour obtenir son amour. Dans ces cas là, il y a dissymétrie forte dans les intentions, le manque de réciprocité est manifeste et douloureux, et cela peut aller très loin dans la manipulation !

Certaines personnes s’ouvrent à des pratiques qui leur déchirent l’âme dans le but de créer une connexion et un rapprochement, ou de simplement se sentir exister dans le regard de la personne qui joue avec cette situation. Les drames sont multiples : les violences physiques, les expériences de soumission à l’autre, ou à d’autres, sous le regard de la personne aimée, etc.

Le besoin d’être reconnu en tant qu’exerçant un fort pouvoir d’attraction sur le plan sexuel est également une source de plaisir personnel forte pour l’ego. Certains déterminent même leur valeur individuelle à partir de ce seul critère de séduction et de “conquêtes”. Cette flatterie d’ego trouve malheureusement sa limite dans une forme de fourvoiement et de dépendance. Chaque nouvelle rencontre devient un jeu, un enjeu pour prouver sa valeur et son ascendance sur la volonté de l’autre. On rentre alors dans une relation de jeux de pouvoirs dont la seule issue acceptable est de pousser l’autre au delà de ses résistances personnelles, au delà de sa morale ou de ses barrières de respect, de son intimité et de son estime de soi.

On collectionne les rencontres, ou les entrevues à un rythme effréné, en quête d’un plaisir narcissique n’existant qu’à travers le regard de l’autre. Et cet autre n’est bien entendu plus considéré comme une personne, mais bien comme un pourvoyeur d’estime et de valeur personnelle. Ce qui devient paradoxal dans ce type de rapports, c’est que l’estime de soi provient du regard d’une personne que l’on méprise en tant qu’individu, puisque c’est uniquement le rôle que cette personne joue, qui intéresse l’ego.

Comment est-ce possible ? Comment peut-on accepter d’aller si loin ? Comment peut-on accepter de n’être qu’un objet sexuel dans le regard de l’autre ?

Je vois deux possibilités :

  • La première est de croire naïvement dans la promesse d’un véritable amour si l’on concède aux désirs de l’autre. Cette horrible croyance provient de l’apprentissage de l’amour conditionnel que j’ai tenté de décrire dans l’article suivant : “je t’aime si…”
  • La deuxième est d’être sur un pied d’égalité avec l’autre sur le sujet. C’est devenu largement possible grâce à la libération des mœurs, et aux applications de rencontre via internet.

Cette deuxième possibilité amène à la transition parfaite pour le paragraphe suivant

4. Une mise en résonance de failles

Un des leurres les plus puissants provoquant la dépendance sexuelle est ce que j’appelle “la mise en résonance de failles”. Ce phénomène trouve sa source dans l’inconscient, ce qui lui donne une puissance phénoménale, dépassant toute tentative de contrôle par le mental.

C’est un fonctionnement qui pousse à la dépendance, mais là il ne s’agit pas que de “perception” de l’autre, ou de “sentiments”, mais du corps tout entier, voir même de tous les corps qui nous composent.

Pour comprendre le phénomène il suffit d’imaginer deux formes qui s’emboitent parfaitement, l’un a une faille (excès d’insécurité), et l’autre a une force (excès de sécurité) et les deux se complètent parfaitement. Cet emboîtement procure une sensation de complétude telle que l’on sent dans toutes ses cellules que l’autre devient sans conteste l’élu de son corps. Cette sensation proche de la fusion s’exprime aussi sur le plan corporel par une sensation d’attrait magnétique sur des aspects qui dépassent de loin la dimension psychologique. L’autre devient la clé de l’ouverture de soi, de l’abaissement de ses défenses, la fusion est tellement intense que rien d’autre n’a la place d’exister, ou presque.
Et ce phénomène est bien entendu réciproque.

Je propose un exemple pour illustrer la profondeur de ce type de rapports.

Lise a vécu un traumatisme fort dans l’enfance, elle s’est sentie abandonnée par son père qui a dû quitter le pays où elle a grandi. Sa blessure est telle qu’elle a toujours peur de voir les hommes, pour qui elle a des sentiments, s’éloigner d’elle pour des raisons extérieures.

Marc n’a jamais vraiment eu la sensation d’exister aux yeux de ses parents, seule la performance est reconnue dans sa famille. Il porte aussi une forme de blessure d’abandon, car il ressent que “la personne qu’il est, n’est pas suffisante” pour être aimée et reconnue.

Dans leur sexualité ces blessures vont rentrer en résonance, l’abandon de l’un et l’abandon de l’autre.

Lise a besoin de combler sa faille, elle va donc tout faire pour rendre Marc dépendant de sa présence, tout en cherchant à conjurer sa peur, elle va donc proposer à Marc une sexualité qui inclura une autre personne (représentant l’extérieur) qu’elle choisira avec soin pour être moins attirante qu’elle, lui se donnera comme jamais sous le regard de Lise afin qu’elle voit sa valeur et sa force sexuelle à travers ses performances avec cette tierce personne.
Les deux trouveront une manière de combler leur blessure de cette façon et iront de plus en plus loin dans l’expérimentation de la transcendance sexuelle sur une base de perversion liée à ces traumatismes d’enfance, ces failles qui se mettent en résonance.

Cet exemple illustre le phénomène de résonance de failles

5.Une recherche spirituelle

Cette approche est l’étape qui suit l’impasse de la résonance de failles. Bien que très satisfaisante sur le plan des sens, l’illusion de complémentarité qu’elle procure, apporte un goût d’insatisfaction par rapport à la dimension divine de l’acte sexuel. On pourrait l’appeler la mise en résonance de forces, ou bien l’intensification du rayonnement de chacun, un peu comme deux sources lumineuses qui additionnent leurs longueurs d’ondes et leurs intensités lumineuses.

En effet, la vie, que l’on n’explique toujours pas et que l’on appelle parfois “l’étincelle divine”, se transmet par l’acte sexuel. Ce dernier est donc symboliquement porteur d’éternité et de transcendance.

Lorsque l’on atteint ce degré de responsabilité par rapport à l’acte sexuel, on se rend compte que l’on avait tendance à inverser la cause et la conséquence dans les pratiques précédentes.

Dans les rencontres que je faisais avant, je commençais par rechercher l’acte sexuel comme un but pour ensuite commencer à développer la relation de couple et sentir jusqu’où la connexion avec l’autre était possible. D’abord la rencontre des corps puis la rencontre des différentes dimensions de l’être humain (les pensées, les valeurs, la spiritualité, l’énergie propre, la compatibilité des rêves, la complémentarité des approches, etc.).

Or dans une connexion plus complète à l’autre, la sexualité est la conséquence de la mise en résonance sur tous les plans des individus.

Les différents “corps” se mettent en résonance. Le corps divin, le corps émotionnel, le corps de pensées, et enfin le corps physique, tous se mettent à vibrer de concert, non pas à travers les failles, mais dans l’amour inconditionnel de l’autre et de soi.

La sexualité est alors une expression parmi tant d’autres de cette connexion si particulière, elle en est la conséquence, et non l’origine. Et là, tout se met à vibrer. Il n’y a plus aucune notion d’attente, de besoin, de pression, de pouvoir, de dominance, de failles ou d’une quelconque perversion, seule l’intensité de la connexion a sa place.
Peu de mots peuvent décrire ce type de rencontre et de danse corporelle, car il s’agit d’une situation bien au delà de ce que le langage peut décrire.

La confiance, l’engouement, le respect, la joie, l’ouverture et l’abandon, non pas à l’autre, mais à cette énergie de vie qui est en chacun de nous permettent la rencontre. La mise en résonance peut propulser les énergies vitales de l’un et de l’autre à une intensité qui peut être difficilement tenable. Le monde du “divin” ouvre ses portes et on a la sensation que se rejoignent l’infini et le fini, la mort et la vie, le tout et le rien, le soi dans sa toute puissance de vitale et la fusion dans cette humanité, cette vie, ce tout qui nous dépasse.

Dans ce type de rapport, enfin, le cerveau ne devient plus l’organe sexuel principal, il n’existe en réalité plus de hiérarchie et tous les organes participent à part égale à cette danse énergétique. La respiration s’harmonise, les mouvements s’accordent, les variations d’intensité sont concomitants, les productions d’hormones se complètent, les pupilles se dilatent, les sens s’aiguisent, les rythmes cardiaques se synchronisent etc.

Chacun reste lui même et parle avec tous les langages corporels possibles, surtout ceux qui nous semblent hors de contrôle habituellement.

L’ego n’a pas de place dans cette rencontre.

Ce qui signifie que pour pouvoir atteindre cette forme de sexualité, il est nécessaire d’avoir réalisé un travail de nettoyage et de prise en charge de ses propres failles à un niveau de profondeur conséquent, d’être capable de reconnaître la divinité de sa propre sexualité pour accepter la complémentarité de celle de l’autre sans peur et sans jeux de pouvoir d’aucune sorte.

 


Si vous voulez qu’on regarde ensemble votre situation, n’hésitez pas à me contacter

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5 Comments

  1. Je dirais que pour écrire un article aussi brillant, traitant ce sujet – oh combien encore délicat de nos jours – avec autant de maîtrise et de connaissances, cela nécessite “d’avoir réalisé un travail de nettoyage et de prise en charge de ses propres failles à un niveau de profondeur conséquent”.
    Bravo Quentin et merci de contribuer à la libération des esprits “endoctrinés”.

  2. Merci pour cet article recensant ces axes, fruit de vos recherches, lectures et expériences.
    De mon expérience, il n’est pas toujours question de dépendance affective dans les dissonances amoureuses.
    La supposée dépendance pouvant être créée par des comportements du ou de la partenaire,(des stratégies conscientes ou inconscientes), qui en créant une carence relationnelle place ainsi l’autre, en recherche ou en demande d’un contact légitime.
    La sexualité étant un processus de mise en contact intime et complètement corporel, (tout en communicant avec la proprioception et le système neuronal) c’est le lieu de révélation de tous les vécus mémorisés dans le corps, les blessures comme les plaisirs.
    La médiatisation actuelle encourage la dissociation corps-esprit dans la sexualité favorisant la fragmentation et l’objetisation des corps et la déconnexion à ses sens et à ses émotions. Dans l’approche spirituelle, la recherche c’est l’union. Nettoyer ses mémoires, prendre conscience de ses schémas, s’aimer tel que l’on est, apprivoiser les sensations qui habitent son corps sont des étapes indispensables à la construction d’une relation dans l’amour. Et cette relation si c’est bien celle recherchée, elle s’apprend pour soi et avec l’autre, elle est corps et énergie. Je dirai que faire l’amour avec amour s’apprend et que c’est l’association de ces 5 formes qui en créé la saveur et le chemin aventurier, dans la vie humaine.

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