La ré-éducation émotionnelle

Lorsque l’on vit un tremblement de terre dans sa vie suite à une rupture, tout est en vrac… La simple gestion du quotidien devient un enfer. Un peu comme si on venait de se prendre un mur à 200km/h et que notre corps venait de subir des fractures multiples nous forçant à l’immobilité.

La rééducation s’impose, mais comment faire ? Par où commencer ? Comment se fait-il que cela soit si difficile ? C’est ce que nous allons aborder dans cet article.

Première erreur : le déni de fracture.

Lorsque l’on vit une rupture, on traverse sur le plan affectif les mêmes étapes de reconstruction que lors d’un accident physique. Le côté délicat, c’est qu’il s’agit de notre corps émotionnel (voir d’avantage) et que cela

ne se voit pas.

On est souvent présomptueux de nos forces un peu comme comme si on voulait tout de suite se remettre à marcher sur une fracture de la jambe ou du pied. La douleur est tellement grande que le corps dit STOP et l’on ne peut simplement plus marcher pendant quelques temps.

Lorsque l’on vit une rupture, le fait d’être dans le déni de notre état émotionnel ne nous permet pas d’entamer un processus de guérison adéquat.

Le premier réflexe que l’on vous conseille bien souvent est de remettre “le pied à l’étrier” le plus vite possible. On vous dit qu’il serait bon de vous inscrire sur un site de rencontre, ou de recommencer une relation le plus vite possible. Oui, mais voilà en général le cœur n’y est pas, et en plus on rencontre beaucoup de personnes qui sont dans le même état !

Lorsque l’on est allongé sur un lit d’hôpital, de quoi avons nous besoin pour laisser le corps se reconstruire ?

Les ingrédients nécessaires sont bien souvent l’assistanat pour gérer les fonctions vitales (boire, manger, dormir), puis un soin provenant de l’extérieur car on n’a tout simplement plus la force de le faire soi même, ensuite de la présence de nos proches qui viennent nous réconforter l’âme.

Lors d’une rupture amoureuse, tout son monde s’écroule, et la simple gestion du quotidien devient effroyablement délicate.

Se faire à manger n’a plus de sens. Prendre soin de son corps est obsolète. Sa tenue vestimentaire se dégrade d’elle-même. Notre colère rejaillit sur nos proches qui sont pourtant bienveillants. Le sport est un concept qui s’éloigne de plus en plus. Faire son ménage est relégué au rang de tâches inutiles. Sans parler des courses où rien ne mérite d’être acheté… et j’en passe, car la liste pourrait être infinie.

L’acceptation de cette période d’immobilité est la condition nécessaire pour un bon rétablissement sur du long terme. Si le mental et la volonté tentent de reprendre les choses en main, alors le corps émotionnel n’a pas le temps de se remettre de ses fractures.

Soyez conscient qu’il s’agit d’un processus de régénération naturel et que cela va passer et que vous serez d’autant plus fort après.

Bien entendu pour ne pas vous mettre en situation de danger, pensez avant de lâcher à accepter aussi l’humilité de demander de l’aide, temporairement, pour toutes les tâches que vous n’arrivez plus à gérer. N’hésitez pas à solliciter votre entourage, et si vous avez peur de les saouler, répartissez vos demandes auprès de plusieurs personnes !


Deuxième erreur : Forcer le processus.

 

Lorsqu’on est en vrac, à quoi bon feindre d’être en pleine forme ?

Certains préconisent de “faire comme si” pour éviter de tomber dans la spirale infernale de la déchéance. En effet, tout lâcher comporte un risque, mais si c’est fait de façon anticipée, alors cette étape peut être d’une richesse incroyable ! D’ailleurs, au passage, n’est-ce pas ce qui ce passe lors de la fameuse crise de la quarantaine ?

Bien entendu le laisser aller complet n’est pas souhaitable, il peut même être réellement dangereux puisqu’il conduit certaines personnes au suicide. Rester vigilent à ce que les symptômes ne persistent pas, et le cas échéant, surtout demander de l’aide, voir même, aller consulter un professionnel.

Ceci étant, mon expérience personnelle m’a montrée que les périodes de déprime passent d’autant plus vite qu’on les accepte.

Si on résiste, alors elles persistent !

Faire semblant que la déprime et la dépression n’existent pas devant les autre, ou pire devant soi-même, revient à jouer un rôle qui nous écarte de l’authenticité. Moins on est en phase avec soi-même, plus on se ment, plus on joue un rôle, et plus le crash sera violent lorsque ce fatras d’orgueil s’écroulera. C’est un peu le principe de la cocotte minute, plus on attend, et plus la pression monte… Il vaut mieux ne pas être là si ça explose ! Oui mais comme il s’agit de vous, non seulement vous serez là mais en plus vous serez au premières loges, et les dégâts pourraient bien être irréversibles !

Mon conseil est le suivant : même s’il s’agit d’une période désagréable et douloureuse, si vous faites preuve d’assez d’humilité pour le reconnaitre, alors non seulement elle passera plus rapidement, mais en plus vous en retirerez une précieuse expérience pour modifier votre perception de choses à l’avenir. C’est à mon sens une opportunité à ne pas laisser passer, même si elle est incroyablement inconfortable.


Troisième erreur : considérer que tout est la faute des autres (de l’autre)

Lorsqu’on est bousculé par la vie dans ses moindres retranchements, le tremblement de terre est souvent tellement dévastateur qu’on a tendance à blâmer ce qui est à l’origine des secousses quant à l’étendue des dégâts.

Or, non seulement le terrain sur lequel on a choisi de bâtir son foyer est à une importance primordiale, mais également une grande responsabilité de la situation provient également du processus de construction inadapté.

Si on poursuit l’analogie avec le bâtiment, il est en effet aussi important de bien choisir son terrain, s’il est sismique, à assécher, solide, ou fait de sable, ou en roche dure, etc. Et une fois le terrain savamment évalué, il reste à choisir des matériaux adaptés à la configuration du lieu de construction.

Dans le cadre d’une relation, il y a bien sûr les antécédents de l’autre (son histoire familiale, ses failles de personnalités, ses “casseroles” de relations précédentes) qui peuvent être comparé au terrain, et il y a aussi la façon d’appréhender le couple dans les “matériaux” qu’on va utiliser pour le bâtir (qualité de communication, valeurs partagées, attentes implicites, conception de chacun de ce qu’est un couple, etc.).

A ce niveau là on se rend bien compte qu’on a une part de responsabilité sur la façon dont à développé son intelligence relationnelle et émotionnelle.

Franchement je le dis en permanence en coaching et je le pense profondément, trouver un coupable n’apporte pas la solution au problème, jamais ! Voir pire, cela nous fait focaliser sur le coupable au lieu de véritablement permettre une transformation interne qui permettrait de profiter de l’expérience pour ne plus jamais vivre ça ! A croire que certains aiment reproduire ces expériences désagréable…?


En guise de conclusion

Il est très difficile de se ré-éduquer sur le plan émotionnel, car c’est un processus qui est méconnu et surtout qui n’est pas remboursé par la sécu !

Tout va se faire pas à pas, petit à petit, comme si vous deviez apprendre progressivement à vous resservir d’un muscle atrophié par le plâtre qui à permis de l’immobiliser.

Je ne saurais que trop vous conseiller de commencer par agir sur la matière.

C’est à dire par faire le tri de vos affaires pour vous débarrasser de celles qui vous pèsent ou qui vous aspirent de l’énergie car elles sont devenues inutiles. Prenez votre temps, mais agissez. Il vaut mieux en faire un peu tous les jours que de remettre à plus tard pour que ce plus tard se transforme en “jamais”.

Ensuite prenez soin de votre lieu de vie. Essayez de ranger, de jeter, de nettoyer votre intérieur dans un premier temps, et si cela ne suffit pas alors commencez à envisager de déménager ! Notre environnement direct conditionne très vite notre état interne, plus notre intérieur est propre, plus notre état interne se détend, vous n’avez jamais remarqué ?

Puis mettez votre attention sur vos courses alimentaires. Achetez des aliments qui vont vous apporter des vitamines, et de minéraux importants pour votre bien-être ! Ne lésinez pas sur l’eau, les légumes, les fruit secs et oubliez les chips ou le coca (voir l’alcool) .

Et enfin quoi que vous fassiez, gardez le plus souvent possible cette question à l’esprit :

“Est-ce que ce que je fais est bon pour moi ?”

 

 


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